Loin, là-bas, bien trop loin
Inaccessible
sans s'y aventurer
Quand on balise
Un messager, parfois
Nous montre le chemin
Face à un mur
jouant des mains et des pieds
Faire l'ascension
Le soleil, une mer...bleue
Une brise légère...
vacuité
Tranquillement installé
Profitant seul comme un roi
Du point d'eau
Il y a le sens du vent
Le sens de la mer
Sentir sa place
Quand le monde se ride
De pierres et de couleurs
Survivre
Apercevoir le ciel
Rêve ? Réalité ?
Chercher l'arc-en-ciel !
Les ailes déployées
Enfermée, loin des arbres
Pour quel printemps ?
Sur un roc, un arbre seul
Dans la forêt sombre
Est clairière
Graver dans le noir
Pour avoir du blanc,
Ou est-ce le contraire
Une rivière, des arbres
Un moulin
Histoire banale
Mettre sa clé au clou de la porte
Confiance ?
Ou illusion ?
Quand dansent les demoiselles
Sous le soleil
S'installe le printemps
Passer la porte sombre
Se faire cueillir
Par la lumière
Il faut savoir faire
Il faut oser faire
Il faut réussir
Je bulle, c'est comme ça
C'est ma nature
Juste pour le plaisir
Brune rigidité du bois
Souple verdure
Étrangeté
Un piège, une lumière
Un piège plein d'eau
Inutile
Vif réflexe...
C'est dans la boîte !!!
Astronaute solaire ?
Lithographie moderne ?
Fossile ?
Il y a le froid
Il y a le chaud
Il y a le mélange
La tête sous l'eau
Touchant le fond
On voit où passent les poissons
Des circonvolutions
Aux idées piquantes
Sans queue ni tête
Un œil noir darde l'étranger
Des petits petits
Inquiétude
Chercher le superflu
Pour trouver le nécessaire
Et rentrer
D'une patte bien assurée
Chercher le bon chemin
A trouver
Se préparer, se parer
Pour se montrer
Démontrer ce qui est
Aller vers un ailleurs
Vivre un espoir
Pour un moment meilleur
Les gens aiment croire
Aux légendes
Quand les saints dressent les ours
Gracile, dans les herbes
Un cou, un œil,
Attention mortelle
D'un jaillissement, il est présent
Son œil vers moi
M'hypnotise
Quand la terre sculpte
La roche brûlante
d'imaginaire
L'air revêche
Fleurissent les piquants
Au bonheur de l'abeille
Ils marchent bien droits
Fiers de leur labeur, vital
Ils marchent tout droit
Quand la mer est basse
Les crabes s'agitent
A chacun sa voix
Dans une harmonie
Parfois discordante
Grand âge fragile,
Grand bruit de chute
Ainsi tombe l'arbre
Il est des pierres écartées
Qui trouvent place
Comme claveau
Des profondeurs de la nuit,
Renaît la lumière...
L'aube est là
Soleil du soir : contraste
Bientôt la nuit
Demain, il fera jour
Prendre son temps,
Sans souci de la boue
L'espoir d'une récolte
Patience et longueur de temps...
T'as tout compris
Répond le paysan
Au fond d'un trou
Dans le désert
C'est le seul endroit pour renaître
Un monde hostile
Une graine têtue
Pousse et grandit
Mots croisés :
Colimaçon en profondeur
Qui monte ou descend !